La Bête du Gévaudan, ou l’Art de la Peur


Récit à plusieurs voix, avec violoncelle


Quand on nomme « La Bête du Gévaudan », bien souvent un petit frisson monte le long du dos. Un frisson non seulement de peur, provoqué par les faits réels et l’imagination en action, mais aussi de curiosité face à l’épaisseur du mystère, toujours entretenu.

Si vous allez en Margeride vous entendrez encore parler de ces quatre années ensanglantées d’un sang innocent : 1764-1767. De cette ineffaçable affaire où la Malebête fit peut-être 200 victimes parmi la population paysanne, surtout des enfants et des femmes.

Une affaire jamais finie qui mobilise toujours historiens, chercheurs et artistes (films, romans, B.D…).


Et donc, pourquoi pas le petit grain de sel du TRAC ?

Mais comment faire « œuvre originale » sur les traces de la Bête, en parcourant cette quantité d’archives, d’écrits, de publications, de controverses, de polémiques, de faits réels et fantaisistes, pour essayer de découvrir l’identité de la Tueuse ?


Car, que sait-on de la nature profonde de la Bête ?

À quel monde appartient-elle ?

À celui de la magie noire ?

Sous quelle emprise est-elle ?

Celle d’une âme maligne et maléfique ?

D’aucuns soutiennent encore qu’elle a le pouvoir de changer de forme

Qu’on l’a vue marcher debout sur ses pattes arrière

Qu’elle écoute aux portes et s’accoude aux fenêtres

Et qu’elle a le pouvoir de parler !

Étrange créature qui pourrait être un Loup-Garou ! [Extrait du texte]


Nous proposons de vous raconter l’histoire de la Bête, au plus près des faits et des témoignages, dans toute sa complexité.

Mais dans une forme théâtrale simple et sobre, avec une vision singulière, une écriture poétique, un langage musical, et la présence de personnages (Témoins et Conteur) qui portent la parole réelle (archives, écrits), ou imaginée par l’auteur, des nombreux protagonistes de l’époque.

Sans oublier un personnage inattendu, auquel nous donnerons la parole en public pour la première fois !

Nous comptons vous emmener du « Fait divers » cruel initial à l’Affaire d’Etat sous Louis XV, en questionnant les autres « affaires » : territoriale, militaire, judiciaire, politique, économique, sociale et psychologique. Mettant en lumière l’immense courage des femmes et des enfants des villages, qui ont à maintes reprises affronté la Dévoreuse dans des corps à corps inimaginables.


Lâaaache ma fillette, bête brute ! Lâche-la, sale garce !...

Tu n’auras aucun de mes enfants. Tu entends !...

Qui que tu sois, loup dénaturé, hybride pervers, chien de l’enfer, monstre dressé

Ou bien tout ça à la fois

Tu n’es qu’une affreuse créature qui n’aura pas le fruit de mon ventre

Moi vivante. [Extraits du texte]


L'équipe


Texte : Vincent Siano

Lecteur : Vincent Siano  

Comédiens :  Fréderic Chiron, Florence Blanchard  

Conteur : Gilbert Chiron 

Violoncelle et création  musicale : Catherine Marchand

Affiche : Luc Bannes